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Séminaire pour les arts en espace public

Un séminaire prometteur pour le développement des arts en espace public au Maroc s’est tenu les 11 et 12 avril à Al Maqam, Tahanaoute

Un séminaire organisé conjointement par le collectif Eclats de Lune, la direction régionale de la Culture de Marrakech, le ministère de la culture du Royaume du Maroc, l’Ambassade de France à Rabat et l’Institut Français de Marrakech a réuni pendant deux jours les acteurs des arts en espace public au Maroc.

Des délégués régionaux de la culture, directeurs/trices de maison de la culture, chefs de division et de service du ministère de la culture à Rabat, artistes, responsables de formations, des fonctionnaires des collectivités et des autorités locales, soit plus de 40 personnes… se sont rassemblés sous la bienveillante médiation d’intervenants français et marocains, anthropologue, élus et autres experts.

Prendre l’exemple des arts en espace public pour illustrer le thème de la culture comme outil de développement économique, social et territorial aura permis de mesurer toute la pertinence de ces arts au Maroc, d’identifier la pérennité d’un renouveau en cours depuis quelques années et de faire se rencontrer l’ensemble des acteurs d’un développement pérenne pour le secteur.

Accueillie par la Province Al Haouz, riche de traditions d’expressions artistiques dans l’espace public et précurseur dans l’accompagnement du renouveau de ces arts, ce séminaire pose la première pierre d’un dialogue entre administrations et artistes de l’espace public, amorce une connaissance réciproque des acteurs, de leurs besoins, contraintes, réalités et capacités respectives et devrait permettre dans un avenir proche de définir plus précisément les moyens d’un partenariat solide unissant les administrations publiques et les différents protagonistes intervenant dans le domaine.

Les responsables culturels du ministère de la culture sont repartis satisfaits de la rencontre avec ces arts encore mal connus et peu sollicités par les collectivités territoriales. Au discours construit des artistes et professionnels durant le séminaire s’est ajoutée la magie des spectacles présentés dans les communes d’Aït Ourir, Amizmiz, Aghmat, Tahanaout et Marrakech dans le cadre du festival Awaln’art, où les places bondées de spectateurs ravis ont achevé de convaincre de la pertinence de ces arts au Maroc.

Des pistes de partenariats et complémentarités possibles ont d’ores et déjà été révélées et permettront à moyen terme d’identifier les arts en espace public comme un secteur artistique à part entière au Maroc. Cette étape, nécessaire à la structuration du secteur devrait contribuer à rendre à ces expressions artistiques leur potentiel en tant qu’outil de développement territorial et de cohésion sociale.

Un prochain rendez-vous aura lieu d’ici l’été. Il devrait intégrer cette fois également des élus, des représentants des ministères de l’intérieur et de la formation professionnelle afin que tous les acteurs de la chaîne soient réunis pour écrire ensemble le développement des arts en espace public au Maroc.

Quelques citations …

« Les arts en espace public ont la capacité d’élaborer une vision pour redynamiser d’anciennes pratiques en la matière, créer des projets pour l’amélioration de la vie des territoires et participer ainsi au développement local  »

Azouz Boujamid, anthropologue

« Les arts en espace public ne sont pas la culture pour les pauvres, c’est la culture pour tous, celle qui croise les classes sociales dans un espace qui appartient à tous, la culture qui revisite l’espace public, y réintroduit de la réflexion, de l’échange, du lien »

Khalid Tamer, directeur artistique du festival Awaln’art

«  Le développement des arts en espace public accompagne un processus démocratique, une liberté d’expression  »

Mohammed Benyaacoub, directeur de la coopération, Ministère de la culture, Royaume du Maroc

« Ces arts créent de la mémoire collective sur les places, du lien social et sont l’éprouvette d’une réappropriation contemporaine des espaces publics par les habitants quand celles ci sont trop souvent exploitées par des privés ».

Pierre Raynaud, directeur de l’Institut français de Marrakech

« Les arts en places publiques ne sont pas un hasard, c’est une nécessité  ».

Aadel Essadani, Président de la Fabrique Culturelle des anciens abattoirs de Casablanca

Téléchargez la présentation des participants et intervenants :

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