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Femmes et médias : quelles avancées ?

L’Ambassade de France au Maroc, l’Institut français du Maroc et l’UNESCO ont organisé un séminaire régional « Les femmes font l’info », les 1er et 2 avril 2015 à Casablanca, renouvelant ainsi leur engagement en faveur du droit des femmes.

Comme l’a souligné en ouverture Jean-Marc Berthon, Conseiller de Coopération et d’Action Culturelle de l’Ambassade de France au Maroc, « Les médias façonnent les opinions. Ils sont une source de pouvoir et d’influence. Ils peuvent donc être le meilleur allié comme le pire ennemi de la liberté des femmes ». D’où cette nécessité aujourd’hui de « créer de part et d’autre de la Méditerranée une mobilisation, une alliance en faveur des femmes et de leurs droits dans les médias ».

Aussi, vingt ans après la quatrième Conférence mondiale sur les femmes (Pékin, 1995), plus de quatre-vingt professionnels des médias issus du Grand Maghreb et de France se sont réunis pour faire le point sur l’accès des femmes aux médias, sur leur sécurité ou encore leurs conditions de travail, mais également sur les représentations des femmes que véhiculent ces médias audiovisuels dans la région.

La présence des ministères marocains ainsi que des principaux responsables des autorités de régulation de l’audiovisuel et des médias de la région témoigne d’une forte mobilisation sur le thème : des représentants de France Médias Monde, de France Télévisions, de la Société Nationale de Radiodiffusion et de Télévision (SNRT) et de 2M pour le Maroc, ou encore des médias Watanya 2, Radio Nefzawha – Kebili (Tunisie) et Algérie Focus ont pris part aux échanges et réflexions.

Le Ministre de la Communication Mustapha Khalfi et une représentante du Ministère de la solidarité, de la femme, de la famille et du développement social sont intervenus lors de la séance introductive. Parmi les intervenants, on comptait également la présidente de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA), Amina Lemrini, et de son directeur général, Jamal Eddine Naji, ainsi que leurs confrères des pays voisins, les directeurs de la Haute Autorité Indépendante de la Communication Audiovisuelle (HAICA) tunisienne et de la Haute Autorité de la Presse et de l’Audiovisuel (HAPA) mauritanienne.

Une trentaine de participants a également bénéficié de formations. L’Académie France Médias Monde a ainsi sensibilisé et outillé une quinzaine de journalistes sur la sécurité des femmes journalistes sur le terrain ou en ligne, tandis que l’experte Raja’a El Abassi (UNESCO, Bureau Libye) a renforcé les capacités des journalistes sur le reportage sensible au genre.

La HACA a quant à elle donné une formation relative au monitoring des contenus sensibles au genre, une méthodologie de « mesure » quantitative et qualitative qu’elle a développée afin de lutter contre les stéréotypes fondés sur le genre véhiculés par les médias audiovisuels : un bel exemple d’échange de bonne pratique.

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