Sans titre

Accueil > Arts & Culture > Programmation culturelle > Conférence - Giacometti, l’art à l’étude

Conférence - Giacometti, l’art à l’étude

>> RABAT / Mercredi 13 juillet à 19H00 - Musée Mohammed VI

Entrée libre, accès dans la limite des places disponibles

Le Musée Mohammed VI accueille une conférence autour du sujet "Giacometti, l’art en étude", avec l’historien de l’art Casimiro Di Crescenzo, spécialiste de l’œuvre du célèbre sculpteur.

Cette conférence, organisée en partenariat avec l’Ambassade de Suisse au Maroc, entre dans le cadre de la "Rétrospective Giacometti" qui se tient au Musée jusqu’au 4 septembre.

Si l’Œuvre de Giacometti est aujourd’hui universelle, c’est certainement parce qu’elle est la synthèse de toutes les influences qu’il a subies et la somme d’un apprentissage de l’histoire de l’Art mais également des civilisations et de l’Humanité. Cet apprentissage sera au cœur de la conférence « L’art à l’étude ».

Synopsis de la conférence

Encouragé par son père, Giacometti pratique depuis son plus jeune âge le dessin et le modelage. En 1915, il décide de devenir peintre et s’inscrit à l’école des Beaux-arts de Genève. Plus tard, en 1920, il accompagne son père, invité officiel de la Biennale, dans un voyage en Italie où il découvre l’art de la Renaissance et de la pré-Renaissance italienne. L’œuvre de Tintoret le passionne, ainsi que l’art de Giotto et Cimabue. Il se familiarise également avec le futurisme italien, et sans distinction aucune, lit et illustre les tragiques grecs.

De 1920 à 1927, Giacometti poursuit un enseignement académique. D’abord à l’école des Beaux-Arts de Genève ainsi qu’à l’école des Arts et Métiers. En 1922, Giacometti s’installe à Paris où il suit les cours du sculpteur Antoine Bourdelle. En 1929, il fait la rencontre d’André Masson et Michel Leiris, surréalistes dissidents, qui se sont retournés contre l’autorité du groupe surréaliste. Il quitte alors l’atelier Bourdelle et se détourne du travail d’après nature. A cette époque, Giacometti fréquente le milieu des avant-gardes de la première moitié du XXe siècle. Il subira l’influence du cubisme et connaîtra une période surréaliste.

Ses sources d’inspiration sont multiples, puisant autant dans l’art des Cyclades que dans l’art sumérien et océanien, les productions artistiques de l’Egypte antique, des Etrusques, des Byzantins et de l’Afrique. Sa fascination pour les arts primitifs est marquante. Elle lui permet de s’affranchir des canons de la tradition de la sculpture occidentale classique ainsi que du langage cubiste.

Article au format PDF