samedi 21 avril
19:30
Théâtre 121 - Casablanca

Par Abderrazak El Albani

SAMEDI 21 avril à 19H30
▶ Théâtre 121

Entrée libre

Cycle de conférences en partenariat avec l’école Centrale de Casablanca et l’Institut français vous convient à un nouveau rendez-vous pour parler de la place des sciences dans nos sociétés. Tous les mois, vous retrouverez désormais une personnalité scientifique reconnue pour approfondir un domaine où les avancées scientifiques permettent de mieux comprendre notre monde et ses nouvelles représentations.
Ce cycle débutera par la question du vivant, puis abordera successivement divers thèmes dont l’astrophysique et l’univers, l’infiniment petit, l’épistémologie ou la multidisciplinarité dans les approches scientifiques contemporaines. Pointu et accessible à tous les publics, la Place des sciences vous donnera les clefs pour mieux appréhender notre monde et débattre sans complexe des avancées scientifiques.

 

L’histoire de la vie entre sa première apparition, il y a environ trois milliards et demi d’années (époque archéenne), et « l’explosion cambrienne », autour de 600 millions d’années, est très peu connue. Mais c’est au cours de cette période, appelée Protérozoïque, que la vie se diversifie : aux micro-organismes unicellulaires ayant une simple membrane mais privés de noyau – les procaryotes – s’ajoutent les eucaryotes, organismes uni- ou pluricellulaires à organisation et métabolisme plus complexes et de plus grande taille, caractérisés par des cellules qui, comme les nôtres, possèdent un noyau contenant l’ADN.

Cette phase extraordinaire de l’histoire de la vie de notre planète, qui passionne tant géologues, biologistes, paléontologues et géochimistes, est malheureusement mal documentée par le registre fossile et l’interprétation de ses rares traces, notamment des niveaux sédimentaires du Mésoprotérozoïque (1,6-1 milliard d’années), est objet depuis toujours de discussions animées entre spécialistes.

Le consortium international coordonné par A. El Albani, composée d’une trentaine de chercheurs provenant de seize institutions scientifiques a apporté une contribution majeure à l’histoire de la vie multicellulaire macroscopique, la vieillissant de plusieurs centaines de millions d’années.

Jusqu’à présent, on retenait qu’avant deux milliards d’années la Terre était peuplée uniquement de microbes. Mais les fossiles du Gabon montrent que quelque chose de radicalement nouveau survint à cette époque : des cellules avaient commencé à coopérer pour former des unités plus complexes et plus grandes. À partir de ce moment, la voie s’est ouverte à de nouvelles expériences évolutives qui transformeront la biosphère en l’enrichissant d’organismes qui jouent encore aujourd’hui un rôle majeur dans la biodiversité

Passionné et curieux, Abderrazak El Albani, français né à Marrakech, est professeur de Géologie, de Sédimentologie et de Biogéochimie à l’Université de Poitiers, il coordonne également un groupe de recherche composé de 16 Institutions nationales et internationales. Il anime une équipe de  recherche dans le cadre d’un axe thématique transversal intitulé matières organiques primitives et paléoenvironnements. A. El Albani est expert scientifique auprès d’institutions de recherche internationales (Ukraine, Gabon, Maroc, Allemagne…).

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