Au Maroc, la langue française est pratiquée par près du tiers de la population. Le pays est donc un acteur important de la Francophonie, dont le rôle se renforce grâce à l’attractivité de son système universitaire.

La réforme de l’éducation nationale marocaine, qui découle de la  » vision stratégique 2015-2030 « , a conduit à l’introduction du français comme langue enseignée dès la première année du primaire et comme langue d’enseignement pour les disciplines scientifiques, au collège et au lycée. Ce nouveau dispositif a donné lieu à la création, en 2013, des  » Sections internationales à option langue française  » qui concernaient 673 établissements publics et 373 lycées privés en 2017-2018. La France et le Maroc ont signé en février 2014 un accord portant sur le soutien à ces sections internationales. Dans ce cadre, l’Institut français du Maroc collabore très étroitement avec le Ministère de l’Education et les 12 académies régionales qui en dépendent.

L’objet principal de cette coopération est la mise en œuvre de la réforme et porte sur la formation initiale et continue des enseignants, ainsi que sur la promotion de la francophonie dans le système éducatif. Pour ce faire, l’IFM organise pour les enseignants au niveau national et dans chacun de ses sites, des stages de formation qui touchent annuellement près de 5000 professeurs. Chaque site abrite par ailleurs un fonds documentaire destiné aux enseignants impliqués dans le dispositif des sections internationales. Ces enseignants bénéficient de la gratuité d’accès à la médiathèque.

L’IFM organise également de nombreux événements en français pour les élèves du secondaire public et privé : concours du journal scolaire numérique, concours d’éloquence, de théâtre, projets cinéma et slam, promotion de la lecture… Il est également très impliqué dans le soutien éducatif aux populations défavorisées ou isolées et organise des actions d’appui aux écoles primaires en zone rurale ou urbaine comme l’heure du conte dans les écoles de villages de montagnes près de Fès, ou encore l’appui aux écoles primaires de la médina de Casablanca.

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