Lancées en 2007 à El Jadida, puis généralisées en 2012 dans 12 villes du royaume, les Nuits du Ramadan font partie des événements phares de l’Institut français. Cette année, la nouvelle édition, du 9 au 14 mai, est placée sous le thème des « nouveaux horizons » et présentera au public 5 groupes issus de 5 pays différents.

Cette édition propose une programmation ouverte à toutes les sonorités du monde : reggae, fusion, gnawa, rythmes capverdiens, fanfare et bikutsi. Selon, Anne-Marie Thuillier, directrice de l’Institut français d’El Jadida, 20 concerts sur 19 nuits seront organisés cette année, soit plus d’événements que l’année dernière qui en a compté 16 seulement. Les têtes d’affiche de cette édition viennent de pays différents et ont tous été découverts lors de festivals ou de manifestations culturelles au Maroc (lors du festival Visa for music par exemple) ou ailleurs. Tour d’horizon.

La chanteuse capverdienne Elida Almeida

Croisant diverses inspirations, les chansons d’Elida Almeida explorent les traditions de l’archipel sahélien, qui fut un lieu de passage pour les marins désireux de relier les deux rives de l’Atlantique.

Aziz Sahmaoui et Hassan Boussou

Le duo Aziz Sahmaoui/ Hassan Boussou se réunira sur scène pour revisiter la musique Gnawa, porte-drapeau de la culture marocaine dans la World Music. Une fusion de rythmes et mélodies d’Afrique qui raconte le voyage de la musique à travers le temps et l’espace.

L’artiste algérien Djam

Connu pour son ancien groupe de fusion Gnawa « Djamawi africa », puis pour sa participation à la nouvelle star en 2017. L’auteur compositeur et interprète algérien Ahmed Djamil Ghouli alias Djam est un artiste algérien dont la musique s’inspire des 3 R. Rai, Raggae et rock.

La chanteuse camerounaise Lornoar

La musique de Lornoar va du bikutsi à la bossa nova en passant par le reggae. Ses textes forts et actuels sont chantés en Eton, sa langue maternelle (Centre Cameroun). Ils décrivent les violences faites aux femmes, l’intolérance, l’amour ou encore l’abandon et la jalousie.

La fanfare Couche-Tard

La Fanfare Couche-Tard promet un concert peuplé de rires, de danses et d’humour. Le groupe, passionné par des musiques allant de la Bretagne à la Turquie et profondément influencé par les mouvements électroniques, a développé un style personnel et fédérateur : des rythmiques solides et dansantes côtoient des thèmes musicaux variés. Un florilège d’émotions garanti.

Il est à noter que depuis 2018, les Nuits du Ramadan sont labellisées Zone Franche (le réseau des musiques du monde) et œuvrent pour la promotion de la diversité dans la « Word music » en respectant la charte de l’organisation dont l’Institut français du Maroc est membre.

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