jeudi 22 oct.
18:00
Webinaire en ligne
jeudi 19 nov.
18:00
Webinaire en ligne
jeudi 17 déc.
18:00
Webinaire en ligne
jeudi 21 janv.
18:00
Webinaire en ligne

L’Institut français du Maroc organise une tournée virtuelle de grand.e.s auteur.e.s francophones qui n’ont pas pour langue maternelle le français. Au-delà de la découverte de leur œuvre et de leur actualité, il s’agira d’aborder leur parcours et d’interroger le choix du français comme langue d’écriture.

S’inscrire au prochain webinaire avec Youssouf Amine Elalamy (gratuit) pour le jeudi 22 octobre à 18h

Chaque mois un acteur culturel marocain animera une rencontre avec l’un d’entre eux.

  • Youssouf Amine Elalamy, auteur marocain : 22 octobre à 18h
  • Ken Bugul, auteure sénégalaise : 19 novembre 2020 à 18h
  • Lyonel Trouillot, auteur Haïtien : 17 décembre 2020 à 18h
  • Andreï Makine, auteur Russe : 21 janvier 2021 à 18h

Biographies

Youssouf Amine Elalamy, Maroc

Youssouf Amine Elalamy est un auteur marocain. Il a reçu le prix du meilleur récit de voyage du British Council International pour son premier roman, le prix Grand Atlas en 2001 et le prix méditerranéen « Le Plaisir de Lire » 2010 pour Les clandestins. En 2020, il est également le lauréat du Prix Orange en Afrique pour son roman C’est beau, la guerre. Elalamy crée des collages illustrant son livre Miniatures et réalise une exposition du même nom.

En septembre 2003, il publie Le journal de YAE (édition Hors’champs, Bordeaux), un recueil de textes inspirés par les événements du 16 mai à Casablanca. Les livres de Elalamy ont été traduits en Arabe, Anglais, Espagnol, Allemand, Grec et Hollandais, et certains ont donné lieu à des projets artistiques.

Professeur de l’enseignement supérieur à l’université Ibn Tofail (Kénitra) où il enseigne la stylistique et les médias au sein du département d’Anglais, il est titulaire d’un doctorat d’état en communication.

Ken Bugul, Sénégal

Née en 1947 à Louga (Sénégal), Mariétou Mbaye Bileoma, béninoise par alliance, signe ses ouvrages du pseudonyme de Ken Bugul, qui signife en wolof « Personne n’en veut ».

Diplômée de langues, spécialiste du développement et de la planification familiale, elle est intervenue dans de nombreux pays d’Afrique en qualité de fonctionnaire internationale.

Depuis 1994, elle se consacre principalement à ses activités d’écrivaine. Elle a obtenu le Grand Prix Littéraire d’Afrique Noire en 1999.

Elle vit à Porto-Novo au Bénin où elle dirige « Collection d’Afrique », un centre de promotion des œuvres culturelles ainsi que des objets d’art et d’artisanat. Elle est aussi animatrice d’ateliers d’écriture en milieu défavorisé (Écriture Thérapeutique – de Réhabilitation).

 

Lyonel Trouillot, Haïti

Lyonel Trouillot a fait des études de droit. Fasciné par la littérature depuis son plus jeune âge, il a collaboré à différents journaux et revues d’Haïti de la diaspora dans lesquels il a publié de nombreux poèmes et textes critiques. Il a également écrit des textes de chansons interprétées par Tambou Libète, Manno Charlemagne, Toto Bissainthe, Jean Coulanges et Atis Endepandan.

Professeur de littérature, journaliste, co-fondateur des revues Lakansyèl, Tèm et Langaj, Lyonel Trouillot est aujourd’hui membre du Collectif de la revue Cahiers du Vendredi et co-directeur de la collection du même nom.

En 2009 « Yanvalou pour Charlie » reçoit le Prix Wepler. Il est fait Chevalier des Arts et des Lettres en juin 2010.
En 2011, il publie « La belle amour humaine » aux éditions Actes Sud qui reçoit le Grand Prix du Roman Métis.
Le prix littéraire franco-indien Gitanjali a été décerné à Pondichéry, pour sa première édition, auteur de La Belle Amour humaine (Actes Sud).

En 2016, lors d’un entretien donné pour le journal Libération, à l’occasion de la publication de son roman Kannjawou, Lyonel Trouillot dénonce la main mise des sectes religieuses évangélistes sur Haïti : « Les églises évangéliques sont la plus grande catastrophe morale qui est tombée sur Haïti. L’individu est de moins en moins un citoyen : il est un frère en Christ. Le discours qu’elles tiennent, c’est que l’homme est un loup pour l’homme. Ne fais pas confiance à ton voisin, ne te confie à personne. Le virage sectaire est inouï, leur conservatisme abominable. On l’a vu lors du tremblement de terre. L’écho que renvoyaient ces églises était : Vous n’avez pas suivi les voies du Seigneur, la punition céleste vous a cueilli. »

Lyonel Trouillot est président de l’association Étonnants Voyageurs Haïti.

Andreï Makine, Russie

Andreï Makine est un écrivain d’origine russe et de langue française. Devenu orphelin très jeune (ses parents sont probablement morts en déportation), il passe ses premières années à l’orphelinat, avant d’aller vivre avec sa grand-mère qui lui transmettra la langue et la culture françaises. Dans les années 1980, il obtient un doctorat de l’Université d’État de Moscou après avoir déposé une thèse sur la littérature française contemporaine. Il collabore à la revue Littérature contemporaine à l’étranger (Cовременная художественная литература за рубежом), et enseigne la philologie à l’Université de Novgorod.

Au cours d’un voyage en France en 1987, il obtient l’asile politique, puis devient professeur de langue et de culture russes à Sciences Po et à l’École normale supérieure.

En 1990, il publie son premier roman, « La fille d’un héros de l’Union soviétique ». Deux ans plus tard, il dépose une thèse de doctorat à la Sorbonne consacrée à l’œuvre de l’écrivain russe Ivan Bounine (1870-1953).

Il obtient la reconnaissance du public et de la critique avec son quatrième roman Le testament français, paru en 1995, pour lequel on lui décerne les prix Goncourt, Médicis et Goncourt des lycéens. L’obtention du Goncourt lui vaut, entre autres, d’obtenir la nationalité française en 1996, ce qui lui avait été préalablement refusé.

En 2001, il obtient le prix RTL-Lire pour La Musique d’une vie et, en 2005, le prix de la fondation Prince-Pierre-de-Monaco pour l’ensemble de son œuvre.

Toute l’œuvre d’Andreï Makine est écrite en français. Ses romans sont traduits dans plus d’une trentaine de langues. Ils recèlent une subtile intertextualité aux littératures, histoires et cultures russe et française, doublée d’une érudition pleine de compassion pour la nature humaine.

En 2011, il révèle qu’il a publié des romans sous les noms de Gabriel Osmonde et Albert Lemonnier. Le 3 mars 2016, il est élu membre de l’Académie française au premier tour, au fauteuil occupé précédemment par Assia Djebar.

Andreï Makine vit actuellement à Paris.

Partager :