vendredi 01 mars
18:00
Galerie de l’Institut - Fès

«C’est un peintre et c’est un poète. C’est même un poète qui est devenu peintre. Mais ce devenir était à l’origine. La poésie le poussait vers l’image, elle préfigurait l’éclatement des signes. C’est un cas dont l’histoire de l’art est friande : William Blake, Henri Michaux, Georges Badin, Gérard Titus-Carmel. Aziz Azrhai est arrivé à la peinture à partir de la poésie ; celle-ci l’a poussé vers la création plastique où il continue à explorer sans cesse le monde par la recherche continue et le questionnement. « C’est un poète » de la peinture, son travail, s’il obéit à une inspiration générale, s’assortit donc (…) de hasard (un hasard contrôlé). C’est ainsi que procèdent les vrais poètes qui sentent toujours combien les mots leur échappent. Des mots qu’ils doivent rattraper, mais sans trop les domestiquer. Un équilibre subtil.

Daniel Leuwers, Poète et Critique d’art

« De même qu’en tant que poète, notre homme n’est pas sorti du néant, en peinture il n’est pas non plus né du vide. Il a su parfaitement mettre ses pas dans ceux de ses aînés les plus illustres, mais il a également réussi à s’en éloigner progressivement et avec tact. Il s’est ainsi forgé une sensibilité visuelle propre qui lui permet d’approfondir son approche plastique et de se créer un territoire pictural autonome et frappé au label de ses propres spécificités et de sa propre respiration. Le voila donc se dessinant de manière à ne ressembler qu’à lui-même, hâlé par les brûlures de la couleur, faisant corps avec les formes, se laissant prendre par leurs points de dérive et par leurs confins spontanés. Il suscite intérêt et admiration pour ce qu’il réussit désormais comme passerelles discursives entre le poétique et le plastique dans la plus part de ses œuvres. »

La galaxie des couleurs, Hassan Najmi, poète et écrivain (Traduction : Ali Tizilkad)

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