Conférence et Rencontre
jeudi 19 janv.
19:00
Dar Batha

Habiter la terre. Un legs territorial assumé résolument tourné vers l’avenir.

Installée depuis 2008 dans le Sud marocain, pour être plus proche de ses chantiers, Salima Naji continue de défendre une architecture ancrée dans son territoire, et qui en affirme la matérialité. Pour elle, le débat actuel n’est pas de choisir le béton de ciment contre les matériaux locaux mais bien de mobiliser les matériaux les plus adaptés aux besoins spécifiques en réfléchissant à l’impact environnemental et le bien-être des populations sur la longue durée.

Sa démarche est fondée sur l’expérimentation de procédés anciens adaptés aux techniques actuelles, dans un souci permanent d’économie constructive. A partir de 2014, elle gagne par concours des projets sociaux de proximité dans le cadre de l’Initiative nationale de développement humain. L’idée est de s’occuper des paysages et de petits projets ruraux pour poursuivre la continuité de cette technologie locale interrompue.

Architecte DPLG (Paris‐La‐Villette), Docteure en anthropologie (Ph. D. Ecole des hautes Etudes en Sciences Sociales), auteure de nombreux ouvrages et spécialiste des patrimoines bâtis, « l’architecte Salima Naji s’attache à réhabiliter en innovant des techniques de construction traditionnelles. Combinant sans complexes tradition, modernité et contemporanéité, l’architecture au Maroc est avant tout affaire de contexte et de climat. » (Emma Borne, Architecture d’aujourd’hui, 2015).  Consciente du potentiel de richesse de ce patrimoine, au lieu de rester dans la confortable capitale du royaume, elle a poursuivi des recherches tournées vers l’action et les projets, en conciliant ses compétences, au service des populations les plus défavorisées du royaume : Dans le cadre de sauvegarde de Ksours ou d’anciens villages fortifiés, elle a pris une dimension (totale ?) globale (?) car outre les architectures collectives et sacrées, elle a été décidé de soutenir des porteurs de projet privés qui ont développé une nouvelle activité.

Dans le cadre du cycle de conférences co-organisé par l’Université Euromed et l’Institut français de Fès
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