mardi 05 mars
20:00
Salle Gérard Philipe - Rabat

Conception Farida Rahouadj
Avec la collaboration artistique de Vincent Leterme
Avec Farida Rahouadj et le pianiste Vincent Leterme

Création lumière
Marie-Christine Soma
Accessoires et régie générale Marie Sauvaneix
Production Le Liberté, scène nationale de Toulon

L’AUTRE PROUST, LE CHANSONNIER

« L’Autre Proust » est un spectacle né du désir de faire découvrir une facette rarement explorée de Marcel Proust, d’une musicalité inattendue. Celle de ses textes mais également d’une époque, où grande musique et cabaret coexistaient. Spectacle théâtral et musical, « L’Autre Proust » donne à entendre des extraits de l’œuvre de Proust, au rythme des  « grandes musiques » et chansons qu’aimaient l’auteur. Proust s’enticha des chansonniers du début du siècle tels que Mayol, qu’il qualifia de « sublime ! » Mistinguett, Scotto. « L’Autre Proust » restitue cette atmosphère musicale de la période charnière entre les XIXème et XXème siècles où les goûts musicaux s’entrechoquaient, ceux de Proust tout particulièrement. Nul besoin de connaître l’œuvre de Marcel Proust pour apprécier ce spectacle, sensible, et ludique.

UNE FANTAISIE INSOLENTE

Farida Rahouadj interprète des extraits de l’œuvre de Proust et des chansons légères de cabaret qui faisaient les beaux jours des scènes parisiennes. Entre autres « Elle vendait des p’tits gâteaux » de Vincent Scotto, créée par Mayol, que Proust adorait. Véritable performance théâtrale, on retrouvera dans ce spectacle des extraits de la Recherche, le célèbre texte sur La Madeleine, La Prisonnière, l’auteur y compare les cris des vendeurs des quatre saisons à des airs d’opéra. Ainsi que des extraits de « Les plaisirs et les jours ». Les pièces musicales, tout comme les textes répondent à une volonté dramaturgique de donner à entendre et percevoir l’homme derrière le brillant auteur, le Proust génial explorateur des âmes, « croqueur » aigu des salons mondains. Comme ce passage sur la vieille Madame de Cambremer, dégoulinant d’amour (jusqu’à en baver au sens propre) à l’évocation de Chopin, farouchement opposée à sa belle-fille fanatique de Debussy et de sa modernité.

Durant une heure quinze, le public est « embarqué », du rire au sensible, du clownesque à l’intime, jusqu’au cœur d’un Proust, humoriste de son temps.
Un Proust que l’on pourrait qualifier au sens le plus noble de populaire.

Billets en vente à l’Institut français de Rabat : 30 dhs étudiant, 50 dhs adhérent, 70 dhs non adhérent.

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