vendredi 14 juil.
19:00
Safi
vendredi 21 juil.
19:00
Safi
vendredi 28 juil.
19:00
Safi

En partenariat avec le Festival d’Aix-en-Provence, l’Alliance française de Safi retransmettra gratuitement trois opéras durant le mois de juillet.
Nous vous invitons à venir découvrir ou redécouvrir l’art lyrique au travers de grands classiques.

 

Vendredi 14 juillet 2017
CARMEN, de Georges Bizet (1838 – 1875) / mise en scène par Dmitri Tcherniakov

Libre elle est née, libre elle mourra. Tantôt cigarière, tantôt contrebandière, un peu sorcière aussi et amoureuse souvent. Capable de faire déserter Don José ou d’amadouer le toréador Escamillo, elle est l’alliée de l’amour, cet oiseau rebelle et enfant de Bohème qui lui ressemble tant. Prénom : Carmen. Sur ces deux syllabes, Prosper Mérimée a bâti une nouvelle dont George Bizet a tiré un personnage que son opéra a transformé en mythe. Celui de la femme libre écoutant son désir sans se soucier des convenances, et condamnée à mourir sous les coups de couteau d’un déserteur dévoré par la passion. Or qui dit mythe dit infinité de lectures possibles. Même s’il est devenu l’opéra le plus populaire au monde, Carmen reste susceptible des approches les plus neuves, comme tout chef d’œuvre universel. La conception du metteur en scène visionnaire Dmitri Tcherniakov promet des émotions vives: comme Mérimée, son spectacle donne à voir Carmen à travers les yeux de José. Et dans les vertiges d’une direction d’acteur millimétrée, sous la baguette déliée de Pablo Heras-Casado, se rejoue l’éternelle danse à deux de l’amour à mort.

 

Vendredi 21 juillet 2017
PINOCCHIO, de Philippe Boesmans (1936) / mise en scène par Joël Pommerat

Depuis que l’écrivain Carlo Collodi l’a fait sortir de son imagination et Geppetto d’un morceau de bois, le pantin Pinocchio s’est vu sans cesse transformé, adapté, revisité.

Aujourd’hui l’homme de théâtre Joël Pommerat en fait un personnage d’opéra, dans une idéale collaboration avec le compositeur Philippe Boesmans dont l’univers musical chamarré semble taillé sur mesure pour le petit personnage de bois. Un personnage présenté ici comme une vraie « tête à claques », loin de tout sentimentalisme, afin de renouer avec la peinture sans concession de la pauvreté que Collodi déploie dans son livre. Fidèle à sa conception du théâtre comme geste de troupe, Joël Pommerat confie tous les rôles de ce conte lyrique à six chanteurs aux multiples costumes – fée de cabaret, directeur de cirque, mauvais camarade tous prennent vie par la grâce d’un directeur de troupe qui est aussi le narrateur de cette histoire adressée à tous, petits et grands.

 

Vendredi 28 juilley 2017
DON GIOVANNI, de Wolfgang Amadeus Mozart (1756 – 1791) / mise en scène par Jean-François Sivadier

Mille et trois conquêtes féminines, rien qu’en Espagne ! Don Juan a été tour à tour dépeint comme sex addict, champion de la liberté ou « grand seigneur méchant homme ». De toutes les manifestations de ce mythe, l’opéra de Mozart apparaît comme la plus intemporelle. Car elle entrechoque le rire à l’effroi et la comédie joyeuse à la fable métaphysique. Dès l’ouverture de cet opéra bouffe où la terrible grandeur de la musique du Commandeur se mue en course échevelée du séducteur, le contraste règne en maître. Et le libertin danse au-dessus du gouffre : Don Giovanni ne sera arrêté que par la statue de pierre qui l’invite à un banquet où l’on ne mange pas de nourriture terrestre. Plus de deux siècles après sa création, ce sommet de l’art lyrique historiquement lié au Festival d’Aix conserve toute sa puissance. Pour cette nouvelle production, l’énergie d’une distribution jeune, animée par la mise en scène hyper-théâtrale de Jean-François Sivadier et la direction hyper-mozartienne de Jérémie Rhorer, font de ce spectacle une fulgurante fête de la séduction et du désir. Et une implacable course à l’abîme.

 

 

 

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