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C’est un dialogue philosophique entre Ali Benmakhlouf et Jérôme Lèbre qui inaugura ce Salon sous un léger soleil de printemps. Dans ce jardin magique du Palais des Institutions italiennes, Ali Benmakhlouf évoqua d’abord le lapin d’Alice au Pays des merveilles. Le temps à force d’être battu se venge et on ne peut plus l’arrêter. Ce mouvement de l’accélération des mobiles depuis le XVIIe siècle n’a pas eu seulement un impact sur l’économie ou l’urbanisation mais aussi sur les sociétés et sur notre relation au monde, sur notre Moi. Cela conduit à l’hégémonie du « présent omniprésent » comme l’a écrit François Hartog et à un « solipsisme moral et politique ». L’accélération vécue comme dépossession accroît le sentiment de frustration. Jérôme Lèbre cita Harmut Rosa et revint sur les conséquences des innovations technologiques pour tenter de faire valoir un temps perçu qui permettrait de s’émanciper d’un temps mesurable. Ce temps de l’existence décrit par Sénèque qui permet de lire, de penser.
L’ouverture officielle puis le vernissage de l’exposition Ouarzaz à la galerie Delacroix réunirent un large public ( Voir Le Soir-Les Echos du 18 mai 2013)

Images et notes de la première journée :

Portfolio :

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