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Le temps de la politique suit maintenant celui des moyens de communication toujours plus rapides. Cependant, comme l’ont rappelé les citoyens engagés dans la table-ronde du samedi matin, agir en politique suppose débats et réflexions plus que des réactions immédiates. Mais il y a une contradiction dans le public. D’un côté les lecteurs d’un journal, les spectateurs des informations télévisées, les usagers d’internet sont dans la quête du sensationnel et plébiscitent les supports qui répondent le mieux à leurs attentes. De l’autre les médias courent au sensationnel. Enfin les politiques cherchent à respecter le tempo des médias. Saad Tazi a souligné combien le responsable de presse était pris au piège. Pour sortir de ces contradictions, Gilles Kraemer a insisté sur l’existence d’un temps de la politique dont la littérature pouvait rendre compte comme sa Revue des littératures françaises l’a tenté avec un numéro intitulé « Printemps arabes, le souffle et mes mots ». Driss Ksikes a pointé l’émergence d’une parole politique hors de l’urgence dans le débat public porté par le théâtre. Leila Chellabi a insisté sur la force d’une parole de citoyenne hors des cadres conventionnels.

En matière d’économie les discussions entre les tenants de la décroissance et le directeur général de Renault-Maroc furent nettement plus intenses. Dans un pays dont l’économie est émergente le réquisitoire des tenants d’une contestation radicale du « capitalisme mondialisé » a paru un peu décalé à une partie du public. La façon dont chacun appréhende l’économie pourrait justifier un cycle de conférences.

Images et notes de la quatrième journée :

Portfolio :

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