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samedi 16 nov.
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Contrairement à sa grande sœur l’Encyclopédie qui œuvre à englober toutes les connaissances humaines pour offrir au monde une forme de stabilité, l’Anticlopédie déglobe, fonctionne par à-coups, boite d’un émerveillement à l’autre, clopine d’une indignation à l’autre, ouvre la porte au hasard et suscite des collisions. La méthode : faire tomber l’établi du savoir pour réaffecter des sciences à priori inadaptées à des sujets que l’on croyait circonscrits.

Au volume zéro de l’Anticlopédie, né en automne 2017 à Charleroi, en Belgique, succède ce volume un, imaginé un mois de février 2019 à Casablanca, au Maroc.

Dessinant les contours de ce deuxième opus, nous vîmes grandir les chimères que notre méthode avait engendrées. C’est alors que nous est apparu, tracé par nos plumes, un éventail de stratégies de dissimulation, de mystères révélés, de dimensions cachées… Était-ce parce que nous nous trouvions dans un univers de sens que nous n’étions pas toujours en mesure de comprendre ? Étions-nous excessivement influencé·e·s par la lorgnette que nous nous étions fabriquée, cette lorgnette qui nous incite à nous arrêter devant le déjà-là pour essayer de le voir depuis ailleurs ? Dans la Fin de l’exotisme, l’anthropologue Alban Bensa « s’efforce de déceler ce que la généralisation jette aux orties, enjambe ou oublie pour produire ses énoncés globalisants », ôtant au réel sa dimension historique, à grand renfort de mystifications qu’il conviendrait de déconstruire. L’enquête de terrain, le « j’y étais » se présente comme un argument légitimant un récit qui révèle pourtant peu souvent ce qui s’« y » est vraiment passé.

Ce volume un a été graphiquement élaboré et habilement illustré par Aïcha El Beloui et sera imprimé en risographie à 400 exemplaires chez nos homonymes français Papier Machine, minuscule imprimerie de la Drôme. À paraitre en septembre 2019.

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