Résidences artistiques

Résidences Darkoum : Lauréats 2026

Les Résidences DARKOUM, littéralement «votre maison», accueillent, de janvier à décembre 2026, des artistes en résidence de recherche ou de création pour une durée d’environ 1 mois. Le programme se déploie dans huit villes marocaines : Agadir, Tétouan, Casablanca, Fès, Meknès, Oujda, Tanger et Essaouira.

Les Résidences DARKOUM s’adressent à des créateurs et chercheurs porteurs d’un projet original dans le champ des arts, nécessitant un temps d’immersion au Maroc. Ouvertes à toutes les disciplines artistiques, elles invitent les candidats et candidates à inscrire leur projet dans l’un des huit territoires du programme, en lien avec les réalités artistiques, culturelles et sociales locales. Aucune obligation de production n’est imposée : ce qui est attendu, c’est une présence active et une attention portée au lieu.

Téléchargez l’appel à projet ici (clos pour 2026)

JURYS

DANSE

Taoufik Izzediou Chorégraphe, fondateur du festival On Marche de Marrakech, artiste associé au Centre Chorégraphique National de Bourgogne Franche-Comté à Belfort, Chevalier des Arts et des Lettres https://www.izeddiou.com/

 

Younes Aboulakoul Artiste pluridisciplinaire et directeur artistique de la compagnie Ayoun, artiste associé au Théâtre Louis Aragon de Tremblay-en-France https://www.younessaboulakoul.com/

 

ARTS VISUELS

Abla Ababou Journaliste et galeriste – Abla Ababou galerie https://www.ablaababou.com/

 

Yasmine Mechbal Agent d’artiste, curatrice et consultante en communication pour les galeries d’art et institutions culturelles https://lecube-art.com/artiste/yasmine-mechbal/

 

Achraf Remok Écrivain, curateur indépendant, chroniqueur culturel pour Diptyk et co-commissaire au Cube – independent art room https://lecube-art.com/artiste/achraf-remok/

 

MODE & DESIGN

Fadila El GadiCréatrice, fondatrice de la maison Fadila El Gadi et du Centre des arts de la broderie à Salé, Officier de l’Ordre des Arts et des Lettres https://www.fadilaelgadi.com/fr/

 

MUSIQUE

Brahim El Mazned Entrepreneur culturel associé de l’Agence Culturelle ANYA, directeur fondateur de Visa for Music, directeur artistique du Festival Timitar des Musiques du Monde

 

THÉÂTRE

Kenza Berrada Metteure en scène, comédienne, autrice

 

LITTÉRATURE & PHOTOGRAPHIE

Stéphaie Gaou Fondatrice et directrice de la librairie Les Insolites de Tanger

 

CINÉMA

Mohamed Beyoud Chargé de mission audiovisuel & cinéma de l’Institut français du Maroc

 

NUMÉRIQUE

Mouad Meziaty Chargé de mission industries culturelles et créatives de l’Institut français du Maroc

Lauréats

Ancrée dans les méthodologies du design, la pratique d’Edgar Flauw interroge la maritimité des territoires et ses transformations face aux enjeux écologiques contemporains.

Dans le cadre de sa résidence à Essaouira, Edgar développe le projet Habiter le vent, un projet de recherche artistique explorant les liens entre maritimité, habitat et climat. Fondé sur une enquête de terrain mêlant observation participante, captations sonores et visuelles, fabrication d’objets et échanges avec les habitants, le projet envisage le vent comme un phénomène invisible mais structurant, qui influence les formes architecturales, les usages et les savoir-faire locaux.

Site web : https://edgarflauw.com/

Artiste interdisciplinaire et doctorant en recherche-création entre l’Université Nice Côte d’Azur et la Casa de Velázquez à Madrid, la pratique de Sébastien Robert s’inscrit dans un vaste cycle de recherche consacré aux rituels et musiques autochtones menacés de disparition. S’appuyant sur une méthode inspirée de l’ethnographie, ses recherches donnent lieu à des œuvres hybrides, à la croisée des arts visuels et sonores, de la technologie et de la science.

 Après des travaux menés au Cambodge, au Chili et en Norvège, Sébastien développera dans le cadre de sa résidence à Agadir un quatrième volet de recherche autour de la Taskiwin, danse traditionnelle amazighe du Haut Atlas.

Site web : https://sebastienrobert.nl/

Marie Pourchot est une artiste plasticienne, diplômée d’un master d’ethnologie, dont la pratique mêle arts plastiques, textile et anthropologie. Après plusieurs formations en broderie, plumasserie et patronage, le textile est devenu son principal moyen d’expression. Elle travaille le fil et la broderie, tout en mobilisant également la linogravure, le tissu et la peinture.

Dans le cadre de sa résidence à Fès, elle souhaite développer le projet HOME #Maroc, une réflexion artistique sur l’habitat, envisagé à la fois avant le départ et après l’arrivée. Le projet aborde en filigrane la question des habitants en situation d’adaptation à une nouvelle culture et s’inscrit dans un travail plus large sur l’exil et le syncrétisme culturel.

En s’interrogeant sur la vie des immigrés avant leur arrivée en France, les notions de maison d’origine et de maison d’arrivée se sont progressivement imposées. Consciente de parcourir le chemin inverse de celui d’un immigré, elle trouve un sens particulier à débuter ce projet dans une ville emblématique comme Fès. L’objectif est de découvrir l’Autre à travers son habitat, par la réalisation de plans d’appartements brodés : HOME raconte l’habitat, l’habiter et l’habitant lui-même.

Site web : https://www.marie-pourchot.com/

Diplômé de l’Université du Luxembourg en cinéma d’animation, c’est en autodidacte que Fodil Drici se lance dans la photographie, avant de rejoindre l’École Kourtrajmé.
Il mène un travail de photogrammétrie et d’animation axé autour de la coexistence de l’urbain et du rural, du vivant et de l’inerte.

Dans le cadre de sa résidence à Casablanca, il souhaite développer un cycle de recherches visuelles et sonores autour de la notion de « corps en déplacement », en utilisant la photogrammétrie et la capture 3D pour explorer la relation entre le corps humain et l’environnement urbain comme un système respiratoire commun. Les captations réalisées à Casablanca, mêlant matière de la ville et empreintes numériques du corps, serviront à composer une installation vidéo immersive associant volumes photogrammétriques, images et sons enregistrés sur place.

Site web : https://fodildrici.com/

Amir Berny est artiste et designer textile, diplômé des Arts décoratifs de Paris. Sa pratique, à la croisée de l’art, du design et de l’artisanat, s’appuie sur une recherche plastique nourrie de savoir-faire techniques tels que le tissage, le jacquard, le feutre, la teinture ou l’impression. Il conçoit le textile comme un médium élargi, dépassant la fonction décorative pour devenir objet narratif, espace d’expérimentation et vecteur de lien culturel, à travers des œuvres qui interrogent l’intime et les notions d’identité et de transmission.

Dans le cadre de sa résidence à Tétouan, il souhaite poursuivre son projet Salam 3la dar, (bonjour de la maison) qui explore les thèmes de la maison, du déplacement et de l’identité.

Photo : Mathieu Faluomi

Hajri Mohamed Gachouch est un metteur en scène, réalisateur et auteur autodidacte, dont le travail est profondément nourri par les ateliers qu’il mène depuis plusieurs années auprès des enfants.

Dans le cadre de sa résidence à Oujda, Hajri Mohamed Gachouch souhaite développer son projet de court-métrage Petit Homme. La résidence se déroulera principalement dans la commune de Figuig, où il souhaite mener des ateliers de théâtre avec les enfants de la ville afin de choisir l’interprète principal de son film, et travailler la musique en collaboration avec les écoles et le conservatoire. Ce projet s’inscrit dans un triptyque de courts-métrages, qui interrogent la place de l’Homme sur terre et son rapport au monde.

Louisa Aarrass est artiste et agroécologiste. Elle a conçu et développé plusieurs jardins sur les toits à Marrakech, notamment à Dar Bellarj et à LE18, avec la volonté de recréer un accès à la nature dans des espaces urbains où les jardins ont progressivement disparu. Son travail réinvente le jardinage comme une pratique partagée, favorisant l’échange de savoirs et la sensibilisation à l’agroécologie.

Caroline Rose Curdy est une artiste plasticienne basée à Paris. Sa pratique explore les relations entre les matières et leurs potentielles souplesses. Installées dans l’espace, ses sculptures proposent des environnements qui leur sont propres, générant des formes d’intimité éphémères et versatiles. À la fois sculpturales et fonctionnelles, elles dessinent des espaces à habiter, pensés en relation directe avec les corps qui les traversent.

Ensemble, elles développent des sculptures in situ qui interrogent les usages, les gestes du quotidien et les formes de rencontre, en s’appuyant sur des designs vernaculaires et utilitaires, avec le geste de se nourrir comme point de départ.

Dans le cadre de leur résidence à Tanger, elles souhaitent développer STA7 VERT, un projet mené sur les toits de la médina qui vise à transformer ces espaces rudes et exposés en un lieu de refuge pour les personnes et les plantes. Inspiré des capsules d’Andrea Zittel, le projet propose la création d’un dispositif accueillant, entre ombre et soleil, permettant de cultiver le repos ainsi que des plantes potagères, aromatiques et médicinales, et d’expérimenter l’art comme vecteur de lien, de soin et de communauté.

Site web : https://carolinecurdy.com/

Chloé Despax est programmatrice, animatrice et productrice d’émissions et de créations sonores depuis une douzaine d’années à l’échelle internationale. Son intérêt pour la voix et le langage est nourri par sa pratique de médiatrice culturelle de l’art durant huit ans aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, ainsi que par son engagement dans le champ du social.

Dans le cadre de sa résidence à Tanger, Chloé Despax souhaite développer son projet de création sonore Paroles de montagnes, chant de cabaret , mené en partenariat avec deux associations marocaines, Association Marocaine de Musique Électronique et Think Tanger. Cette création réunira Chloé Despax la chanteuse tangéroise Fadila Damj, autour d’une exploration du répertoire Djebli / Laayouâa et de son inscription dans le présent, au nord du Maroc.

Site web : https://www.chloedespax.com/

Photo : Kevin Le Dortz

Arsène Mahi est graphiste, illustrateur et réalisateur basé en Côte d’Ivoire, lauréat de la résidence d’écriture francophone pour le film d’animation à Meknès et du Festival International de Cinéma d’Animation (FICAM) de Meknès en 2025.

Dans le cadre de sa résidence à Meknès, en partenariat avec le FICAM, il poursuivra le travail entamé lors de sa précédente résidence avec À peine les yeux fermés, un court-métrage hybride mêlant animation et prise de vue réelle, qui traite de la guerre en Afrique subsaharienne, des personnes déplacées et de leurs blessures cachées.

Plasticienne végétale, Emmanuelle Briat développe une pratique artistique fondée sur l’utilisation de matériaux naturels. En travaillant avec le vivant, elle fait émerger des formes organiques prenant appui sur l’architecture végétale et minérale. Elle explore les souvenirs de plantes, imagine des histoires végétales et les met en scène, en représentant une nature à la fois réelle et irréelle.

Dans le cadre de sa résidence à Meknès, Emmanuelle Briat réalisera une sculpture végétale monumentale et collaborative, réalisée à partir de végétaux collectés dans le parc de l’Institut français. À travers des ateliers de vannerie et de pratiques artistiques, le projet engage les participants dans un processus de création collective, où formes, volumes et gestes dialoguent avec le vivant. Inscrite dans une démarche de sensibilisation au vivant, ce projet vise à explorer les relations entre matière, corps et environnement, tout en faisant émerger une expérience partagée autour du soin, de l’attention et de la transmission.

Site web : https://emmanuellebriat.com/

Restez connecté

M’abonner à la newsletter