Du
mardi 03 déc.
Au
vendredi 31 janv.

« Lorsque j’ai découvert Casablanca en 2016, j’ai été frappée par la force de son front de mer : une mosquée impériale et le sentiment d’une ville flottante.

Dans le cadre des résidences artistiques de l’Institut français, j’ai donc proposé une étude photographique de l’identité de la ville à travers le prisme des mutations de sa corniche. Je me suis intéressée à une promesse, celle de la Marina et de ses projections publicitaires futuristes qui font face à des quartiers laisses à l’abandon. J’ai aussi arpenté les joyeuses plages populaires et les clubs balnéaires désuets, hérités du protectorat, à la recherche de contrastes sociaux et architecturaux ancres dans un présent.

Quel sort urbanistique allait être réservé à ce bord de mer ? Quelle relation sociale les casablancais entretiennent-ils avec leur corniche ?

J’ai donc passé des journées entières à marcher sur la ligne de l’océan qui dessine et délimite la ville : Ain Diab, la Marina, Mohammedia, Ain Sebaa, le vieux port jusqu’au Morocco Mall. Là où termine la ville, j’ai observé et photographié les passants réunis autour de la seule promesse d’un horizon. »

Exposition produite par l’Institut français de Casablanca en 2018, suite à la résidence de Céline Villegas en 2017.

 

Céline Villegas :

Photographe franco-chilienne, elle est née à Lyon en 1981 et est diplômée de sciences politiques. Autodidacte, elle se consacre à la photographie depuis 2013 et vit et travaille à Paris.

La photographe pose un regard singulier sur le réel et travaille en particulier sur des portraits de territoires en lien avec le balnéaire. Elle découpe dans ces environnements urbains des scènes empreintes de poésie, des fragments de corps à l’abandon, s’appuyant le plus souvent sur le contraste des couleurs pour susciter l’imaginaire.

Son travail est soutenu par Agnès b et elle a collaboré avec des magazines tels que M Le Monde, Mediapart ou Beaux-Arts Magazine. Elle intègre le collectif de photographes Hans Lucas en 2019.

Elle a entre autres exposé aux Rencontres d’Arles (2016 et 2019), à la Galerie Le 18, Derb el ferrane à Marrakech (2017), au 104 à Paris, aux 8èmes Rencontres internationales de la photo de Fès (2014) mais aussi à Lyon, Marseille, Deauville, Tanger, Casablanca, Santiago du Chili, Buenos Aires ou encore Beyrouth.

Partager :