Restitution de la résidence d’artiste de l’Institut français du Maroc : dans le cadre de la journée internationale des droits de femmes le vendredi 8 mars à 18h30. Découverte de la sculpture réalisée à partir de la porte de l’Institut français de Kénitra initialement située sur l’avenue Mohammed V.

« Démarche artistique »

En tant qu’artiste, ma démarche est dictée par l’aspiration à plus de cohérence avec mon être. Elle est le reflet de la place que je souhaite occuper dans la société mais, surtout, en tant qu’être humain dans ce tout qu’est le monde.

Quand j’observe nos sociétés contemporaines, ce qui retient mon intérêt c’est la question de la domination, du pouvoir. J’ai choisi de développer mon travail autour du rapport de l’homme à la nature, et de remettre en question les bases mêmes de notre culture qui font de l’homme le maître du monde.

Mon médium principal, l’acier, est choisi pour renforcer mon propos. Dans l’histoire de l’humanité, l’acier est le matériau qui a permis la domination de l’homme sur la nature, et c’est par lui que j’invite à réfléchir comment l’homme pourrait interagir différemment avec le monde dont il n’est qu’un élément.

Je développe plusieurs thématiques, successivement ou parallèlement. Ma thématique Exploitation interroge la notion de ressources. Quand, pour l’être humain, le monde n’existe que dans ce qu’il a de directement utile pour lui. Avec Colonisation, Angkor, Erosion, Paysages ruiniformes, Fragmentation, j’explore la manière dont la nature résiliente reconquiert du terrain sur l’espace humain dominant. Je replace l’humain sur l’échelle du temps qui s’écoule et je cherche un équilibre harmonieux.

La plupart de mes œuvres ont un autre niveau de lecture, où l’homme est mis face à sa propre nature, la nature humaine. Car pour moi, les mécanismes qui décrivent les rapports de l’homme aux éléments naturels ou à l’animal sont les mêmes qui participent aux relations des hommes entre eux. »

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