Du 8 au 24 avril 2026, découvrez Fidélité(s) ou la Panenka d’Hakimi, du Collectif des Trois Mulets, une histoire de dilemme sur les traces du footballer Achraf Hakimi. À Oujda, Meknès, Fès, Kénitra, Casablanca, El Jadida, Marrakech, Agadir.
Hanane et Karim attendent chez eux impatiemment leur fille Lila. Lila a 16 ans et est une footballeuse de grand talent. D’un instant à l’autre, elle va rentrer d’un stage avec l’équipe de France qui envisage de la recruter. Mais, en son absence, ses parents ont reçu un appel du sélectionneur de l’équipe nationale du Maroc qui lui propose également une place dans ses rangs. Quelle équipe Lila va-t-elle choisir ? L’équipe de France, pays où elle est née et où elle a grandi ? Ou l’équipe du Maroc, pays dont sont originaires ses parents ?
Fidélité(s) ou la Panenka d’Hakimi s’inspire de la figure du footballeur espagnol et marocain Achraf Hakimi qui, lors de la Coupe du monde de football au Qatar en 2022, choisit l’équipe nationale du Maroc plutôt que celle d’Espagne et élimina cette dernière avec un geste mythique : une Panenka, une action toute simple, l’humiliation suprême.
Le dilemme qui se pose à Lila déclenche récits et débats au sein de sa famille, où les trajectoires individuelles se mêlent à l’histoire de l’immigration postcoloniale en France, où chacune et chacun se trouve ébranlé dans son identité, où le football féminin devient le point de rencontre entre les espoirs, parfois vibrants, parfois déçus, de trois générations.
Cette fiction, commandée à l’autrice Mona El Yafi, d’origine libanaise, par le metteur en scène Ali Esmili, franco-marocain, met en jeu la question de la double culture et la complexité du sentiment d’appartenance : quand on est de plusieurs endroits, à qui va notre fidélité ? Dans un dispositif scénique qui place les protagonistes au centre de l’attention, sur le plateau comme à l’écran, la pièce déroule, dans une langue à la fois percutante et poignante, les hésitations et les doutes de personnages ballotés entre histoire familiale, aspirations personnelles et racisme ordinaire.
Théâtre
Français, sous titré darija