livre

Corps confinés, esprits et cœurs libérés

Depuis sa création en 1996, le salon du Livre et des Arts de Tanger, organisé en partenariat avec l’ATRAC (Association Tanger Région Action Culturelle), n’a eu de cesse de promouvoir le débat et les échanges entre écrivains et penseurs des deux rives de la Méditerranée.

Néanmoins, au regard de la pandémie, les 24e et 25e éditions n’ont pu se tenir. Pour impulser une dynamique nouvelle, tout en tenant compte de la crise sanitaire, nous avons décidé d’organiser une journée de réflexion, le samedi 13 novembre.

La crise sanitaire n’a pas fini de faire parler d’elle. Au cœur de toutes les discussions, la Covid-19 a bel et bien bouleversé la donne. Elle a chamboulé notre société, du monde du travail aux loisirs, en passant par les voyages.

Cette pandémie – à travers ses variants et sa durée – a autant affecté notre santé que notre intimité. « La crise sanitaire a autant exacerbé nos failles et nos fragilités que révélé certaines ressources cachées et insoupçonnées » écrit pertinemment le journaliste du Monde Nicolas Truong. Le confinement a fragilisé les corps, mais aussi touché les cœurs, suspendu les ­libertés et bouleversé nos sensibilités. Le monde de la culture est aussi lourdement sinistré.

Pour aborder la complexité du sujet, nous invitons des artistes et des penseurs, sociologues, philosophes, associatifs, pour évoquer avec eux les brisures provoquées par l’onde de choc covidienne au Maroc mais aussi les lueurs d’espoir, les étincelles d’espérance que recèle le futur.

Une rencontre sous forme de promesse, pour conjurer le sort.

Table ronde 1 : La culture en temps de pandémie

De 11h15 à 13h15

Lieux culturels fermés, marché du livre, de la musique et du cinéma fortement impactés, rassemblements interdits, le secteur de la culture a beaucoup souffert de la crise sanitaire. La chute est particulièrement douloureuse pour le secteur de la musique et le monde du spectacle vivant, la précarité de l’artiste face à la Covid-19 est forte.

Pourtant la culture a su se réinventer (culture dans la rue, captations vidéo, résidences artistiques…). Si les corps ont été fragilisés, les cœurs et les esprits se sont libérés. Les offres de contenus ont fleuri sur le web pour pallier la fermeture des services et établissements culturels. La création est résiliente.

Quelle est la place de l’art et des artistes dans ce contexte inédit ? Comment se sont adaptés et ont fait face les artistes et les acteurs culturels ?

Table ronde 2 : La société pendant la pandémie : le bouleversement des mobilités, du travail, et des sociabilités : mobilités freinées, sociabilités transformées, travail réinventé

De 15h00 à 17h00

La Covid-19 a bouleversé nos habitudes et a fragilisé les sociétés. Outre les enjeux planétaires de santé publique, les désordres économiques et sociaux menacent les moyens de subsistance et le bien-être de millions d’individus. L’économie du tourisme marocain s’est effondrée, avec plus de 5% de pertes d’emplois. Les entreprises se sont adaptées, ont repensé leur croissance à long terme. Les impacts en matière d’organisation et de pratiques, tel que le télétravail, seront-ils durables ou éphémères ?

Nous avons dû nous adapter ; la crise sanitaire s’est immiscée dans les plis de nos vies, elle introduit dans nos rythmes et temporalités sociales de profondes restrictions en limitant nos déplacements et nos rencontres. Les interactions ont laissé place aux gestes barrières. En quoi et comment la crise a-t-elle touché les sociabilités et les mobilités au Maroc ? Quelles en sont les conséquences ?

Table ronde 3 : Quelles leçons tirer de la pandémie ? Entre amnésie et sursaut

De 18h00 à 20h00

Société, éducation, économie, politique : que restera-t-il de la crise ? Saurons-nous tirer les leçons de la Covid-19 ? Le monde, confronté au Covid-19, doit relever des défis de différentes dimensions.

Les vaccins sont-ils l’unique solution ? Le monde aura-t-il tiré des enseignements au point de d’opérer des changements radicaux ? La pandémie marque-t-elle un changement d’ère ou n’est-elle qu’un accroc dans les évolutions à long terme ? Comment le Maroc s’en sortira-t-il ?

Ces questions nous assaillent et nous interpellent. Esquisses de réponses et d’hypothèses audacieuses de prospective avec nos invités.

Chansons rythmées et pleines d’humour, Zèbre à trois nous donne envie de bouger, de danser (voilà un groupe qu’on a envie de voir en concert !).

Les chansons s’appuient sur des textes soignés et des mélodies entraînantes pour aborder, sans en avoir l’air et tout en s’amusant, la dyslexie, l’absence, la mémoire, la différence… À travers ces chansons pleines d’humanité, qui touchent les petits comme les grands, Zèbre à trois nous aide à porter un regard singulier sur le monde qui nous entoure, à faire confiance à notre intelligence, nos émotions et dessine en filigrane une agréable sensation de liberté.

Ce solo montre le processus que l’artiste a vécu depuis le début de la pandémie jusqu’à aujourd’hui. Les changements que le corps et l’esprit traversent : de la détente à la tension, de la confiance au doute, de la fermeté à la mollesse, ainsi que les variations de l’humeur…

“S’adapter, il n’y avait pas d’autre choix que de s’adapter…”

Ce projet artistique intitulé 4M2/8M3-MAROC, est initié par l’Institut français du Maroc (site de Meknès) en 2020, avec le soutien de l’IF Paris, pour relancer la création artistique.

Mehdi Dahkan commence à danser à l’âge de 12 ans et rejoint le groupe de hip-hop ‘99flow’.

Sa curiosité à l’égard des différents styles l’amène vers la danse contemporaine, et le travail d’interprète.

Il intègre plusieurs compagnies notamment la compagnie “Haraka” de Othmane Sellami et cie “2k-far” de Khalid Benghrib et La cie “Col’Jam”.

En 2019, il crée la compagnie « Génération Z » afin de porter des projets de créations au Maroc et au-delà.

Les spectacles de la compagnie trouvent souvent leurs inspirations dans le quotidien de la jeunesse Marocaine.

 

Restez connecté

M’abonner à la newsletter