L’Institut français d’Agadir accueille Anzar, un spectacle de danse contemporaine puissant et évocateur, libre d’accès et ouvert à tous les publics. Portée par la Compagnie Gilgamech, cette création s’inspire du mythe amazigh d’Anzar et de Tislit pour proposer une expérience artistique immersive, à la croisée du corps, du rituel et de la nature.

Dans cette pièce, les danseurs chorégraphes Ali Amaich et Khaled Bahanan incarnent une traversée intense, où le mouvement devient langage face à l’épreuve. Sur scène, leurs corps racontent la sécheresse — celle de la terre, mais aussi celle de l’être — et explorent les limites de l’endurance physique et émotionnelle. L’épuisement, loin d’être une fin, se transforme ici en un acte d’invocation.

Anzar ne se contente pas de revisiter un mythe ancestral : il le réactive dans un contexte contemporain, où les tensions entre l’humain et son environnement résonnent avec une acuité particulière. La danse devient alors prière, un appel silencieux adressé aux forces invisibles, une quête d’espoir face à l’aridité.

À travers une écriture chorégraphique épurée et habitée, les interprètes donnent vie à une performance où chaque geste porte une charge symbolique forte. Le spectateur est invité à ressentir, plutôt qu’à comprendre, à entrer dans un espace où le spirituel et le physique s’entrelacent.

Ce spectacle est une invitation à redécouvrir la puissance du corps comme vecteur de mémoire, de résistance et de transformation. Une expérience sensible et universelle, à ne pas manquer.