Entre le Maroc et la France, les histoires familiales circulent depuis des générations. Des valises en carton aux billets d’avion, des quartiers populaires de Casablanca aux usines et cités françaises, en passant par les zones rurales d’ici et d’ailleurs, une mémoire commune s’est construite – souvent silencieuse, parfois douloureuse ou joyeuse, et toujours apprenante.
Mémoires tissées – Ode à nos grand-mères venues d’ailleurs rend hommage à ces femmes qui ont traversé les frontières, parfois très jeunes, pour rejoindre un époux, travailler, élever des enfants ou soutenir une famille restée au pays. Elles ont porté la langue, les recettes, les gestes, la foi, les valeurs. Elles ont maintenu le lien.
À Casablanca, cette rencontre prend une dimension particulière. Car ici, l’histoire migratoire n’est pas abstraite : elle fait partie des trajectoires familiales de milliers de personnes. Elle nous relie dans un va-et-vient permanent d’identités plurielles.
À travers des lectures d’extraits, des récits contextualisés et un dialogue ouvert avec le public, Nathalie Bondetti invite à considérer la mémoire comme une ressource. Non pas un passé figé, mais un capital culturel et émotionnel vivant.
Dans un Maroc en pleine transformation – économique, sociale, générationnelle – la question de la transmission devient centrale. Que gardons-nous ? Que transformons-nous ? Que transmettons-nous aux jeunes générations ?
La soirée s’inscrit dans la dynamique des Cafés Nomades Mémoires Tissées, déjà développés dans des territoires engagés autour de l’intergénérationnel et du dialogue interculturel en France et à l’étranger.
Au-delà du livre, il s’agit d’ouvrir un espace de reconnaissance, où la parole des femmes devient levier d’avenir et d’émancipation de toutes et tous.