Festival

Rencontres Chorégraphiques de Casablanca

Programme complet

Les Rencontres Chorégraphiques de Casablanca reviennent pour leur 12ᵉ édition, du 7 au 11 octobre à Casablanca. Portée par l’association Col’jam, cette nouvelle édition réaffirme une conviction : faire de l’art et de la diversité culturelle une nécessité permanente au Maroc, accessible à tous les publics. 

Au programme : des spectacles, des ateliers et master-classes, ainsi que des projections de ciné-documentaires. Le festival met en valeur différentes tendances artistiques, en particulier la danse contemporaine, en dialogue avec les arts de la rue, les arts graphiques et visuels, et la musique.

A 19h30 – LINK, PEOPLE – Institut français – Campus 123

Mehdi Dehgan (né en 1998 à Tanger) est un chorégraphe et danseur marocain dont le travail explore les comportements et les idéologies socialement construits au sein du milieu social maghrébin contemporain. Il vit et travaille actuellement entre le Maroc et la France.  

Son parcours de danse a débuté dès son plus jeune âge avec le breakdance, le parkour et d’autres p ratiques urbaines. Il a rejoint Breakdance 99flow très tôt, acquérant une vaste expérience scénique tant au Maroc qu’à l’étranger. Sa curiosité pour les différents styles l’a conduit à explorer la danse bollywoodienne, puis la danse contemporaine.  

En tant qu’interprète, Mehdi a collaboré avec de nombreuses compagnies de danse et chorégraphes au Maroc et en Europe avant de fonder Generation Z en 2019 pour poursuivre ses propres explorations artistiques. Son travail puise dans l’interaction de diverses esthétiques issues de sa formation multidisciplinaire. Depuis, il a créé plusieurs œuvres, dont « Place » (2019), « Beni Makada » (2021), « Just 14 » (2023) et « Submission » (2024). 

A 20h30 – COLLOSSES – Institut français – Médiathèque – entrée libre dans la limite des places disponibles 

Dans un décor évoquant un musée imaginaire, au milieu de l’argile, les interprètes passent de postures statiques imposées à un mouvement libéré. La chorégraphie joue sur les contrastes : tension et relâchement, force brute et vulnérabilité. 

A 21h – EL HIJO – Institut français – Théâtre 121  – entrée libre dans la limite des places disponibles 

Dans ce solo intime, le chorégraphe espagnol Daniel Abreu explore les liens qui unissent les enfants à leurs parents et aux lieux de leur histoire. On croit s’en détacher, mais on reste pris dans des gestes hérités, que chacun réinvente à sa manière. 

Sur scène, un corps d’aujourd’hui circule entre des mondes invisibles à l’œil nu. Par l’image, le son et les jeux d’ombre et de lumière, El hijo évoque sans les montrer les parents, les lieux et la magie qui ont donné la vie, et célèbre la joie d’exister et d’avoir une histoire à raconter.

A 10h-12h – MASTERCLASS Centre Chorégraphique National de Nantes – Institut français – JARDIN 121

Masterclass avec Salia Sanou, chorégraphe du Centre chorégraphique national de Nantes : une rencontre exceptionnelle autour de la danse, du corps et de la création. 

A 12h – SARKHA – Institut français – Musée Numérique

Sarkha (« cri » en arabe) est un film de la chorégraphe Jumana Dabis et de sa compagnie SHAMS Dance Company. Dans un quotidien marqué par la destruction, l’incertitude et la peur, des femmes et des filles palestiniennes se réunissent au Caire, à Ramallah et à Gaza pour danser côte à côte, symboliquement, une dernière fois. Le film témoigne du pouvoir rassembleur de l’art, de la beauté durable de la Palestine et de la résilience de son peuple, qui garde l’espoir d’un avenir meilleur. 

A 20h30 – IF MY BODY HAD A NAME – Institut français – Théâtre 121 – entrée libre dans la limite des places disponibles

Dans cette pièce, Hoor Malas se demande si son histoire et son milieu de vie influencent sa façon de bouger, et qui, de la mémoire, de l’esprit ou du corps, tire les ficelles. Une figure féminine y navigue entre ses propres vulnérabilités, cherchant l’harmonie entre pensée et mouvement. Sa gestuelle, teintée de l’imaginaire moyen-oriental, évoque le contrôle social de ses origines et son écho aujourd’hui. Elle explore ainsi le poids des attentes sociétales héritées, mais aussi la liberté que lui offre la danse. 

A 20h30 – ON HER BACK – Institut français – Théâtre 121  –entrée libre dans la limite des places disponibles

L’artiste marocain Mohammed Bouriri présentera sa performance On Her Back.

A 18h – BAL MACQUIS – Institut français – Parc de la Ligue Arabe 

Salia Sanou s’inspire du maquis, ce lieu de partage et de sociabilité très répandu en Afrique de l’Ouest, pour imaginer un bal ouvert à toutes et tous. Accompagné de ses musiciens, il invite le public à danser sur des musiques mandingues et électroniques. Le temps d’une soirée, la danse devient un langage commun qui fait tomber les barrières et célèbre le plaisir d’être ensemble. 

15h-17h – PREPARATION DU BAL AVEC SALIA SANOU / CCN DE NANTES – Institut français – Parc de la Ligue Arabe

Salia Sanou s’inspire du maquis, ce lieu de partage et de sociabilité très répandu en Afrique de l’Ouest, pour imaginer un bal ouvert à toutes et tous. Accompagné de ses musiciens, il invite le public à danser sur des musiques mandingues et électroniques. Le temps d’une soirée, la danse devient un langage commun qui fait tomber les barrières et célèbre le plaisir d’être ensemble.

A 20h30 – LABES – Institut français – Théâtre 121

Labes (« tout va bien » en arabe) est une pièce du chorégraphe Selim Ben Safia et de l’artiste Nadia Kaabi-Linke, repris par l’association Al Badil. Inspirée du quartier maghrébin de Jérusalem détruit en 1967, la scénographie fait du plateau un espace hanté par des murs transparents. Entre dabké palestinienne, rythmes tunisiens et chants funèbres, la pièce oppose ce qui se fige à l’élan vital, dans une danse de joie et de résilience.

15h-17h – MASTERCLASS CIE PORTE-AVIONS – Institut français – JARDIN 121

Dans un décor évoquant un musée imaginaire, au milieu de l’argile, les interprètes passent de postures statiques imposées à un mouvement libéré. La chorégraphie joue sur les contrastes : tension et relâchement, force brute et vulnérabilité.

A 20h30 – DE FUGUES… EN SUITES – Institut français – Théâtre 121

Il s’agit au cours de ce spectacle de créer un pont artistique entre l’Afrique et l’Europe, comme un acte de foi plus nécessaire que jamais. Pour cela, six danseuses virtuoses, issues de la danse contemporaine, du jazz, de la danse africaine, du hip-hop et du ballet classique, sont invitées à exprimer leur singularité et à chercher un point de rencontre avec l’universel. Le résultat est un voyage tendre et sensible, un moment suspendu où la danse devient un espace de réconciliation et de lumière. 

A 11h – CONTES ET RECONTRES – Institut français – HALL

Dans le cadre de ses collaborations et de ses tournées axées sur le partage artistique, la compagnie intègre des formats de spectacles, de contes et de rencontres avec le public.

A 11h – GERMAINE ACOGNY, L’ESSENCE DE LA DANSE – Institut français – Théâtre 121

Puisant dans les danses traditionnelles ouest-africaines, Germaine Acogny s’est imposée en cinquante ans de carrière comme une figure majeure de la danse contemporaine et l’une des artistes les plus importantes du continent africain. À plus de 80 ans, elle continue de former chaque jour, à Dakar, dans l’École des Sables qu’elle a fondée, la nouvelle génération de danseurs venus de toute l’Afrique, appelés à prendre sa relève. 

A 20h30 – IS THAT ALL THERE IS – Institut français – Théâtre 121

En collaboration avec les SoundSisters, un jeune collectif de DJ de Marrakech, Tabea Martin et sa compagnie explorent la solitude, un sujet complexe et souvent tabou. Comment créer du lien à une époque de forte polarisation et d’isolement ? Et la solitude est-elle perçue de la même manière partout ? 

Dans une société individualiste, chacun est pris dans un paradoxe : il aspire à une liberté et une autodétermination sans limites, tout en désirant appartenir à un groupe et vivre de vrais échanges. 

IS THAT ALL THERE IS s’intéresse à la manière dont nous gérons la dépendance et interroge les causes et les conséquences de la solitude, de la séparation et du fait d’être seul. 

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