Appel à projets 2023 sur le fait religieux

L’Institut français du Maroc (IFM), le Centre Jacques Berque (CJB) et l’Université Cadi Ayyad de Marrakech renouvellent leur dispositif de résidence dédiée aux travaux d’écriture, de recherche et de création artistique consacrés au fait religieux et à ses rapports avec les sociétés du Maroc, du Maghreb et, plus largement, de la Méditerranée.

1er appel à projet : Résidence d’écriture (cinéma, web-série, podcast, théâtre, littérature) :

La Maison Denise Masson, Maison du Dialogue de Marrakech (MDM), propose une résidence d’écriture dans les domaines suivants :

  • Résidence d’écriture de pièces de théâtre
  • Résidence d’écriture de courts métrages de fiction
  • Résidence d’écriture de web-série
  • Résidence d’écriture de podcast
  • Résidence d’écriture de documentaire de création
  • Résidence d’écriture dans le domaine littéraire

Ces résidences ont pour but de favoriser la création littéraire, théâtrale contemporaine, radiophonique ou cinématographique sur la thématique du fait religieux, de faire découvrir au public des textes d’auteurs (hommes et femmes) d’Afrique et/ou d’Europe et d’assurer un accompagnement de l’auteur dans son projet d’écriture.

Dates et durée de résidence :

Les résidences, d’une durée maximum de deux mois et minimum d’un mois se dérouleront en mai et en juin 2023. L’appel a candidature est ouvert pour 4 résidents.

2ème appel à projet : Résidences de recherche et de création artistique :

La Maison Denise Masson, Maison du Dialogue de Marrakech (MDM), propose deux dispositifs distincts :

En solo : un(e) candidat(e) français(e) ou étranger(ère) présente un projet de recherche (en sciences humaines et sociales) et/ou de création artistique sur le fait religieux

En binôme : deux candidat/es français(es) ou étrangers(ères), présentent un projet commun de recherche (en sciences humaines et sociales) et de création artistique sur le fait religieux dans la perspective d’élaborer de nouvelles écritures de la recherche

Dates et durée de résidence :

Les résidences, d’une durée d’un à deux mois, se dérouleront de mars à avril, juillet ou de septembre à décembre 2023.

Le (les) candidat(s) peut mentionner des préférences de période pour sa résidence.

La date est fixée en fonction des disponibilités de l’équipe de recherche et de la Maison Denise Masson, Maison du Dialogue de Marrakech (MDM).

Candidature (pour les deux appels) :

Chaque dossier de candidature, établi selon les 2 volets ci-dessous, doit renseigner les informations suivantes :

Dossier technique :

Indiquer si vous postulez pour le 1er appel à projets (résidences d’écritures) ou pour le second appel à projets (résidence de recherche et de création artistique)

  •  Un descriptif détaillé du projet (maximum 5 pages) précisant les motivations de la demande, la nature du projet d’écriture, la corrélation avec le lieu et la durée du séjour souhaité
  • Un curriculum vitae détaillé avec les coordonnées compètes du/de la candidat/e : adresse actuelle, courriel, téléphone et date de naissance ;
  • Une attestation reconnaissant que vous êtes le seul / la seule auteur/e (nommer les co-auteurs s’il y en a) des œuvres mentionnées dans votre dossier de candidature ;
  • Une ou plusieurs lettre(s) de recommandation (4 maximum) émanant de personnes ayant une connaissance approfondie du travail du/de la candidat/e. Les auteurs des lettres doivent impérativement apposer leur signature manuscrite ;
  • Des visuels, vidéos, etc. peuvent être ajoutés via les liens supplémentaires. Un extrait significatif d’un texte ou scénario précédemment écrit ou du projet en cours

Dossier administratif :

  • Une photo d’identité ;
  • Une photocopie recto / verso du passeport en cours de validité ;
  • Une attestation sur l’honneur datée et signée, certifiant avoir pris connaissance des conditions générales et du règlement intérieur de la MDM accompagnée de la mention « Bon pour accord » ;
  • Un justificatif de domicile de moins de 6 mois (quittance loyer, facture d’énergie ou d’eau, facture de téléphone, etc.) à votre nom.
  • A l’exception des enseignants/chercheurs, avoir un statut juridique (association, société…)

NB :

  • Les titres des pièces jointes ne doivent contenir ni espaces ni caractères accentués et le poids total du dossier de candidature ne doit pas excéder 200 Mo.
  • Seuls les dossiers complets respectant les conditions requises par le règlement et respectant la date de clôture seront pris en compte.
  • Les dossiers restés en mode « brouillon » ne seront pas pris en considération.
  • Toute déclaration mensongère entraînera de plein droit la nullité de la candidature.
  • Nous vous conseillons fortement de ne pas attendre cette date, afin d’éviter un éventuel engorgement du site. Une fois que le dossier de candidature envoyé, un accusé de réception est adressé au candidat / à la candidate par courrier.

Clôture de l’appel à candidature : 15/02/2023 

CONTACTS :

Chargée de Coopération culturelle à l’Institut français du Maroc, Louise Guin,   

louise.guin@ifmaroc.com

 Responsable de la Maison Denise Masson, Sophia Tebbaa,

sophia.tebbaa@ifmaroc.com

Résidents actuels

Appel à projet : Résidence d’écriture

« Dans la tradition orale qui entoure les saints musulmans et marabouts, les récits de miracles apportent la preuve de la sainteté de lexécutant, son rôle dintercesseur entre le monde des mortels et le monde divin. Le projet de recherche-création que je souhaite mener à la Maison Denise Masson, entre littérature et anthropologie, sintéresse aux récits de miracles passés et présents tels que racontés dans la région de oued Drâa, aux portes du désert. Il ambitionne de poser les bases dun livre, récit à la croisée du réel et de la fiction, du sens commun et de la croyance. 

Jassocie les miracles à des origines lointaines, presque mythologiques. Celles dun parent aujourdhui disparu dont les ancêtres auraient quitté la vallée du Drâa pour transmettre au gré de leurs pérégrinations un islam syncrétique, emprunt de magie et de guérisons miraculeuses. Retour à des origines lointaines toutes personnelles, cette recherche est surtout loccasion dinterroger la puissance des récits, ce qui me semble être lorigine du sense of wonder, ce sentiment d’émerveillement que lon dit propre à la science-fiction. Le soir, autour du feu, on raconte quun homme, une femme, a défié le réel. » 

Appel à projet : Résidence d’écriture

Règles du jeu pour explorer éternellement différemment la plus vieille histoire du monde.
Comment permettre à la mise en scène et à l’interprétation de se réinventer à chaque représentation ?
Comment déterminer les invariants d’un spectacle offrant une grande jouabilité ?
Comment programmer des premières fois ? 

« Le projet d’écriture Gilgamesh Variations entre en résonnance avec la recherche doctorale sur les dramaturgies ludiques que je mène dans le cadre du programme SACRe (Sciences Arts Création Recherche) au CNSAD. Je m’intéresse essentiellement aux textes dramatiques qui explicitent des règles du jeu – proposant ainsi une certaine forme de jouabilité pour le lecteur, le metteur en scène, l’acteur et le spectateur, une latitude d’inventivité au sein de certaines possibilités d’actions, de décisions, de choix proposés. 

Au XIX° siècle, George Smith découvre et traduit L’Épopée de Gilgamesh. Sur l’une des tablettes d’argile, il décrypte un récit du Déluge – très semblable à celui de la Bible. On réalise que les textes bibliques ont été inspirés par des civilisations antérieures… Nous n’avions retenu que l’une des branches et oublié le tronc. Traverser L’Épopée de Gilgamesh, c’est renouer avec nos racines, ressusciter l’âme de nos ancêtres – si loin de nous et pourtant si proche – et se reconnaître en la communauté universelle des hommes, au-delà des religions et des cultures. »

Appel à projet : Résidence d’écriture

« Pour avoir longuement sillonné le Maroc à travers ses cimetières, toutes religions confondues, ses lieux saints juifs et musulmans, ses marabouts, j’ai ressenti à maintes occasions combien ce pays est « habité ! ». Ne se fie-t-on pas aux « Rijane le bled » à savoir les « saints hommes du pays » pour placer dans leur piété sa confiance, panser ses douleurs, ou chercher consolation ?

A considérer l’histoire personnelle de Denise Masson autant que celle des moines bénédictins de Tioumliline, je ne m’étonne pas qu’ils aient trouvé au Maroc, outre son hospitalité légendaire, le lieu « béni » de leur vocation respective du don de soi, offert aux autres, au-delà de toutes différences.

Denise Masson n’est plus, les moines bénédictins non plus, mais les murs sont là aujourd’hui pour témoigner de leur passage, pour raconter leur histoire et pourquoi pas ranimer dans sa continuité le haut lieu de spiritualité et d’humanisme que fut le Monastère de Tioumliline, à l’instar de la Maison Denise Masson aujourd’hui consacrée « Maison du Dialogue de Marrakech.»

Lorsque Madame Lamia Radi, Présidente de la Fondation Mémoires pour l’Avenir, engagée à la réhabilitation du monastère, me propose de réaliser un film documentaire sur le projet, j’en mesure d’emblée la dimension humaine, spirituelle et œcuménique. »

Appel à projet : Résidence de recherche et de création artistique

« Depuis plusieurs années, j’explore les mémoires juives d’Afrique du Nord par des chemins artistiques, journalistiques, ou encore, anthropologiques. Aujourd’hui, mes différentes interrogations autour du judaïsme marocain s’articulent autour des questions mémorielles et patrimoniales et prennent la forme d’une recherche doctorale à Fès (EHESS/IMAF) et de projets de créations sonores. Entre art et recherche, j’interroge notamment le médium sonore comme matériau anthropologique.  
 
Ce projet d’exploration mémorielle du mellah de Marrakech s’intéresse à la place du mellah dans les mémoires collectives. De Fès à Marrakech, il questionne la permanence du souvenir visuel, émotionnel et sensoriel. Il cherche à exprimer les imaginaires et  les représentations de différentes générations de marocains grâce un travail d’observation, d’écriture, et de collecte sonore dans ce quartier historique, ancré dans la médina de Marrakech. » 

Appel à projet : Résidence de recherche et de création artistique

« De nos jours, le « sacré » est-il assimilé au « rare », ce qui inspire le respect, les choses anciennes ou la nature en général ? Qu’est-ce qui structure nos journées ou nos années comme le font pour certains les cinq prières quotidiennes de l’islam ou les “temps forts” du calendrier chrétien ? Dans quels lieux entrons-nous avec une qualité de présence qui sort de l’ordinaire ? Ou tout simplement : où est passé le sacré ?  

Le projet « Ôte tes sandales », dont le titre fait référence à l’injonction divine adressée au prophète Moïse en raison du caractère « sacré » de la terre foulée (Exode 3:5 et Coran XXII,12) est une enquête radiophonique sur l’évolution des représentations du « sacré » auprès d’un public hétérogène.  

Après une première phase exploratoire en milieu rural français (Drôme), il s’agira de réaliser des entretiens à Marrakech et sa région pour apporter un matériau nouveau à l’enquête et permettre une approche comparative. L’enjeu est d’une part de documenter les pratiques actuelles d’aller-retour régulier entre profane et sacré, que ces mouvements soient religieux ou non ; et d’autre part d’engager avec les témoins une réflexion les fonctions actuelles du « sacré ». 

A l’issue de l’enquête, un musicien et un scénographe seront associés au projet pour concevoir une installation sonore proposant une itinérance thématique et géographique à travers 24 « pastilles » sonores de 10 minutes, au fil des paroles de témoins et des visites en divers lieux patrimoniaux des territoires parcourus. »

Appel à projet : Résidence de recherche et de création artistique

« Le projet de Françoise Atlan, chanteuse et musicologue franco-marocaine est axé sur la recherche entre les liens unissant la spiritualité soufie et le piétisme des Kabbalistes du Draa, en y intégrant la dimension chrétienne par le biais du Monastère de Midelt, dont la spécificité est de résider au sein d’une population berbère et entièrement musulmane. 

Cela prendra la forme de la composition d’un Oratorio (Pièce vocale, instrumentale et poétique de petite forme) en darija, français, espagnol et hébreu, qui sont mes langes de prédilection, et sa création avec des artistes de Marrakech déjà identifiés. 

De même le volet pédagogique et transmission, qui constitue l’autre axe de sa carrière, sera présent sous forme d’interactions et restitutions avec le monde de la Medina et ses enfants (ateliers, initiation au chant et à la musique) et des partenariats déjà identifiés avec Dar Cherifa, Le Festival de Fès, la Culture Soufie ou encore le Musée Bayt Dakira à Essaouira, sous forme de concerts, rencontres et conférences chantées. »

 

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