« MISR »

L’Égypte de Denis Dailleux

Photographies
Misr est le nom arabe qui désigne l’Égypte. Depuis 1992, Denis Dailleux photographie inlassablement ce pays, s’intéressant à la fois au bouillonnement des quartiers populaires du Caire et à la quiétude de la Haute et de la Basse-Égypte. Son immersion totale – il a vécu au Caire de longues années – lui a permis d’avoir accès à des scènes de vie quotidienne, dans la rue, dans les cafés ou sur les berges du Nil, à des fêtes familiales ou religieuses, mais aussi – ce qui est plus rare – à la sphère intime des Égyptiens qu’il a su capter avec une esthétique puissante et généreuse, pénétrant dans leurs intérieurs.
Denis Dailleux photographie avec un appareil au format 6×6 (carré), ce qui donne à son travail une grande cohérence. Il est par ailleurs resté attaché à la photographie argentique. Les milliers de photographies qu’il a réalisées en Égypte constituent aujourd’hui un témoignage exceptionnel sur la culture populaire de ce pays.
« Comme une alternative à tous les clichés sur ce pays ».
Photographe français, né en 1958 à Angers, vit à Paris.
« Avec la délicatesse qui le caractérise, il pratique une photographie apparemment calme, incroyablement exigeante, traversée par des doutes permanents et mue par l’indispensable relation personnelle qu’il va entretenir avec ce – et ceux – qu’il va installer dans le carré de son appareil. Sa passion pour les gens, pour les autres, l’a naturellement amené à développer le portrait comme mode de figuration privilégié de ceux dont il avait l’envie, le désir d’approcher davantage ce qu’ils étaient. Et il l’a fait, avec Catherine Deneuve comme avec des anonymes des quartiers populaires du Caire ; avec cette même discrétion qui attend que l’autre lui donne ce qu’il espère, sans le revendiquer, en espérant que cela se produira. Alors, patiemment, il a construit un portrait inédit de la capitale de cette Egypte avec laquelle il entretient une relation amoureuse, voire passionnelle, pour mêler, entre des noirs et blancs au classicisme exemplaire et des couleurs à la subtilité rare, une alternative absolue à tous les clichés, culturels et touristiques, qui encombrent nos esprits. » Christian Caujolle
Denis Dailleux est également lauréat de prix prestigieux dont un World Press Photo – Catégorie Staged Portraits pour sa série « Mère et Fils » en 2014, et en 2019 le Prix Roger Pic décerné par la Scam pour sa série « In Ghana – We shall meet again ».
Exposition du 22 mai au 20 juin 2026
Vernissage le 03 juin à 19h – en présence de l’artiste
Galerie de l’IF
En partenariat avec Oeildeep et la Galerie 127 – Marrakech
Entrée libre